Commentaires

Présentation

Lundi 8 juin 2009
Par Emmanuel RASTOUIL - Publié dans : Affiche
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 17 avril 2009

Soy un poeta

Sin culturas ni tradiciones

Un extranjero en su propio país

Pero en casa a cualquier lugar

 

Soy un poeta

Sin reservas ni pasado

Una vela que flota en el aire

Y cae cuando no hay viento más

Mi libertad no tiene fronteras

 

Soy un poeta

Un caballo un águila

Cuando moriré

Mis palabras de vida permanecerán

En gotas de rocío por la aurora

Volviendo en brisa lígera al anochecer

Un bálsamo sobre el corazón

Del que ama

 

 

 

Je suis un poète

Sans cultures ni traditions

Un étranger dans son propre pays

Mais chez lui n’importe où

 

Je suis un poète

Sans réserves ni passé

Une voile qui flotte dans l’air

Et tombe quand il n’y a plus de vent

Ma liberté n’a pas de frontières

 

Je suis un poète

Un cheval un aigle

Quand je mourrai

Mes paroles de vie resteront

En gouttes de rosée pour l’aurore

Revenant en brise légère à la nuit tombée

Un baume sur le cœur

De celui qui aime

Par Emmanuel RASTOUIL - Publié dans : libre
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 17 avril 2009

Je ne me souviens pas si j’ai vraiment voulu,

Croisant ton regard brun, jeter mon dévolu

Sur toi.

 

Ce que je sais surtout, c’est que mon cœur en friche

Est nourri près du tien comme un objet fétiche

En moi.

 

Mon rêve à tes côtés, dévoré d’absolu

N’accepte désormais que d’être résolu

Par toi.

 

Je ne veux me cacher, j’abandonne la triche,

A ton bras dans la rue orgueilleux je m’affiche

En roi !

Par Emmanuel RASTOUIL - Publié dans : libre
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 17 avril 2009

Mes mains dans tes poches

Mes mains sur tes yeux

Mes mains dans tes mains

Mes mains sur ton cœur

Ne trouvent pas le chemin.

 

Mes mains dans tes pensées

Mes mains sur ta peau

Mes mains dans tes veines

Mes mains sur ton visage

Ne cernent pas ton désir.

 

Mes mains dans tes cheveux

Mes mains sur tes seins

Mes mains dans l'angoisse

Mes mains sur ton ventre

N'ont aucun répit.

 

Mes mains dans tes rêves

Mes mains sur ta nuque

Mes mains dans tes draps

Mes mains sur ta bouche

Ne peuvent te retenir.

 

Mes mains dans le vague

Mes mains sur tes cris

Mes mains dans ta joie

Mes mains sur tes mots

Constatent ton absence.

Par Emmanuel RASTOUIL - Publié dans : libre
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 17 avril 2009

Je suis le père, je suis le fils

Je suis le couteau et la plaie

J’offre mes vers en sacrifice

Ne les taisez pas, s’il vous plaît !

Je suis le père, je suis le fils

J’aspire à la vérité nue

A l’émotion sans artifice

Je suis le poète inconnu.

 

J’ai vu la mort de près me griffer le visage

Et faucher sans raison des proches que j’aimais

Le manque et la rancœur s’invitent au plus jeune âge

Je n’ai pourtant pas cru ne les revoir jamais.


J’ai croisé la misère de ce jeune garçon

Vendant des parapluies aux portes d’un musée

J’ai su que dans la vie rien ne sert de leçon

Certains n’ont pas de rêve, que des étoiles brisées.


J’ai vu l’adolescente et sa désespérance

A 15 ans l’avenir est aussi flou que gris

J’ai senti dans son souffle qu’elle n’avait pas conscience

De son sort véritable et c’était un gâchis.


J’ai vu des yeux sans vie chez des enfants perdus

Offerts pour la luxure à des bourreaux féroces

Qui pourra soulager, accorder le salut

Aux âmes balafrées de souvenirs atroces ?

 

Je suis le père, je suis le fils

Je suis le couteau et la plaie

J’offre mes vers en sacrifice

Ne les taisez pas, s’il vous plaît !

Je suis le père, je suis le fils

J’aspire à la vérité nue

A l’émotion sans artifice

Je suis le poète inconnu.

 

Et j’ai vu dans tes yeux cette lueur d’amour

Qui me disait : « Approche ! Voici notre destin ! »

Je l’ai suivi partout, sans tricher, sans détours,

Même quand le futur devenait incertain.


Et j’ai vu dans ton cœur cet indicible espoir

Comme un phare dans la nuit, une petite flamme

J’ai emboîté son pas dans un pressant devoir

Pour devenir ton roi et que tu sois ma femme.



Parce qu’on a la rage et qu’on veut rester libre

Même si le monde implose et la nature se meurt

On restera debout, toujours en équilibre

A défendre nos vies, à soulager nos cœurs !


Parce que les temps sont durs, qu’on lutte pour sa survie

Qu’il faut laisser une trace tant qu’il est encore temps

Nous, on veut de l’amour ! Nous, on veut de la vie !

Longtemps, longtemps, longtemps, longtemps, longtemps, longtemps !

 

Je suis le père, je suis le fils

Je suis le couteau et la plaie

J’offre mes vers en sacrifice

Ne les taisez pas, s’il vous plaît !

Je suis le père, je suis le fils

J’aspire à la vérité nue

A l’émotion sans artifice

Je suis le poète inconnu.

Par Emmanuel RASTOUIL - Publié dans : libre
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 12 février 2009

Un voile de brume dissimulait l’horizon. Je savais les longues plages rivant la mer, les quelques collines verdoyantes, derrière. Le jardin en restanques sentait la sauge et le lilas. Chaque recoin semblait un petit paradis invitant à la détente et la contemplation. Je m’imaginais rester là des heures, lisant un bon livre, bercé par la brise et le chant de quelques menus oiseaux. Sous mes pieds, des pétales de rose étalaient leur couleur. Novembre allait les flétrir pour de bon. Je m’approchai des derniers boutons avec précaution et humai leur parfum délicat. Les yeux encore ouverts, je vis le salon de ma grand-mère préparé pour un dimanche en famille, coquet, béni.

(si je le pouvais, je couperais ces quelques fleurs pour te les offrir)

Je m’adossai au muret de pierres sèches, songeur, mélancolique…

(sans espoir de te revoir un jour, il me faudrait tuer ce souvenir. Mais il résiste en moi comme un cadeau, une certitude. Alors, j’espère.)

Je m’assois sous une tonnelle de tamaris et crus m’assoupir un instant. Le temps, dans un soupir, s’était presque arrêté.

 

Par Emmanuel RASTOUIL - Publié dans : libre
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 12 février 2009

Le petit cabanon dressait ses arêtes rugueuses aux rayons éclatants d’un été sur les Maures. Les branches de châtaigniers se balançaient sous la faible brise alors que  la chaleur  écrasait le chant déterminé des cigales que nous arrivions pourtant à faire taire par moments de nos jeux insolents. C’était les vacances et nous étions enfants.

La corde à nœuds n’arrêtait jamais sa balance. Nous l’attrapions d’une main ferme pour traverser les airs en criant notre intrépidité à plein poumon. Nous jouions avec l’eau de la pompe comme une pluie rafraîchissante jusqu’à l’heure du goûter. Là, nous nous asseyions quelques minutes sous la tonnelle pour manger un bout de pain dans lequel nous glissions des carreaux de chocolat au lait.

Après, c’était l’heure du foot. Mon père cessait alors son bricolage pour frapper le ballon d’un geste peu habile. Je plongeais de tout mon long dans les feuilles, bravant piqûres et écorchures.

Quand le soir venait, nous rentrions lentement en voiture, fatigués et sales. Mais tellement heureux.

Par Emmanuel RASTOUIL - Publié dans : libre
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 12 février 2009

Emma chante à tue-tête,
Offre un sourire contre rien,
Des rires en cascade
D’un bout à l’autre de la rue.
Sa voix est un ruisseau
Qui interpelle le monde
Dans un écrin de guitares.

Emma est amoureuse.
Elle danse en levant les bras,
Prête à s’envoler.
Ses mains dessinent des jardins colorés
Remplis de fleurs et d’enfants.
Son cœur est une bulle énorme
Qui engloutit tous les passants.

Emma aime la vie
Ses grands yeux noirs brillent
Comme des diamants bruts,
Cachés sous les vagues indomptables
De ses cheveux épais.
C’est une hirondelle
Qui tournoie dans l’aurore.

Emma est libre
Comme le vent d’automne.
Elle me tend pourtant sa main
Pour que je la retienne…
Mais, c’est moi qui décolle !
Et mon cœur décroché
Virevolte de joie !

Emma est ma raison
De vivre et d’espérer.
Elle allume partout des petits feux
Qui réchauffent d’abord mes os,
Puis explosent dans la nuit
En rivière de voie lactée…
Chacun de ses gestes est amour.

Par Emmanuel RASTOUIL - Publié dans : libre
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 12 février 2009

A l’aube promenant, j’ai trouvé, quelle joie !
Une fleur d’amandier ouverte en mon jardin.
C’est le premier cadeau que le printemps, soudain
Dans un élan de vie enchanteresse envoie.

Jailli de l’arbre mort, un fin tissu de soie
Marbré de rouge sang s’étale avec dédain…
A l’aube promenant, j’ai trouvé, quelle joie !
Une fleur d’amandier ouverte en mon jardin.

Juste une fleur, pourtant, et mon esprit verdoie,
Laisse augurer au cœur les fastes de l’Eden,
La belle a revêtu l’habit de paladin,
En aînée exemplaire, elle montre la voie.

A l’aube promenant, j’ai trouvé, quelle joie !
Une fleur d’amandier ouverte en mon jardin.

Par Emmanuel RASTOUIL - Publié dans : sonnetin
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 12 février 2009

C’est un caillou pointu, gris, dressé vers le ciel,
Comme un coude à l’envers, sec, vaillant, magnifique.
Ses flancs tâchés de vert font un voile anarchique
Où percent quelques rocs érigés en autel.

Debout sur ses talons, il prend un air formel,
Dominer plaine et mer n’est pas qu’honorifique !
Mais son œil scrutateur s’exempt d’accent cynique,
Il se veut bienveillant, caressant, paternel.

De ma fenêtre au nord, je contemple ta ligne,
Et mon attrait grandit car ta splendeur insigne
Chaque jour me transporte et comble mon plaisir.

Du bord de ton sommet, je domine le monde,
Et nul autre horizon ne me fera choisir
Entre un ailleurs et toi dessus la mappemonde.


Par Emmanuel RASTOUIL - Publié dans : Sonnet
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Catégories

Texte libre

 TROIS RECUEILS A DECOUVRIR!


"NINA Lettres & Chansons" - Géhess éditions - 2008



"POPULAIRE" - Paroles d'auteurs éditions - 2007



"VIVANT" - Paroles d'auteurs éditions - 2007

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés