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rondel

Jeudi 24 novembre 2005
 
 
« L’homme, de tout est la mesure »
Selon le grand Protagoras,
Quand il enseignait à Patras
Sous l’œil avisé d’Epicure.
 
Les horizons qu’il préfigure
Ne sont en rien une menace
« L’homme, de tout est la mesure »
Selon le grand Protagoras.
 
Sophiste dans sa blanche bure,
Il argumente et embarrasse.
Pour impiété l’on le chasse,
Inadmissible procédure,
« L’homme, de tout est la mesure ».
 
 
 décembre 2004
Par Emmanuel RASTOUIL
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Jeudi 24 novembre 2005
 
Je ne suis qu’un contemplatif
Cherchant la grâce en toute chose,
Et si la vérité s’expose,
C’est d’un naturel inventif.
 
Souvent je reste admiratif
Devant la fleur à peine éclose.
Je ne suis qu’un contemplatif
Cherchant la grâce en toute chose.
 
Comme un spectateur attentif
Qui guette la métamorphose,
La nature en apothéose,
Je regarde, assis, inactif,
Je ne suis qu’un contemplatif.
 
 
 novembre 2004
Par Emmanuel RASTOUIL
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Jeudi 24 novembre 2005
 
Toutes ces choses, j’ai donné
Pour qu’elles ne soient pas perdues,
Ou par quelques autres vendues,
A s’en trouver plus fortuné…
 
J’aimerais qu’on ait pardonné
Mes inconduites éperdues,
Toutes ces choses, j’ai donné
Pour qu’elles ne soient pas perdues.
 
Il n’est de regret raisonné
Que par contritions ardues,
Qui s’imposent, inattendues,
Au repentant abandonné.
Toutes ces choses, j’ai donné.
 
 décembre 2004
Par Emmanuel RASTOUIL
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Jeudi 24 novembre 2005
 
Regarde toujours devant toi
Car c’est là qu’est ta récompense.
Les souvenirs, quand on y pense,
C’est le passé qui t’apitoie.
 
Le temps est un amis courtois
Et toute douleur il compense.
Regarde toujours devant toi
Car c’est là qu’est ta récompense.
 
Qu’il fasse toujours bon chez toi,
Ne regarde pas la dépense,
Sois reconnaissant quand tu penses
Aux joies célébrées sous ton toit,
Regarde toujours devant toi.
 
 
novembre 2004,  pour Jean-Phi.
Par Emmanuel RASTOUIL
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Jeudi 24 novembre 2005
 
Tous les murs ne sont pas tombés
Restent encore ceux du cœur
Qu’on envisage avec rancœur
L’échine et les esprits courbés.
 
Certains se pâment bouche-bées
Parfois l’indépendance écoeure   
Tous les murs ne sont pas tombés
Restent encore ceux du cœur.
 
Le luxe et l’argent exhibés
N’empêchent pas le haut-le-cœur
De cette humanité sans-cœur
Dans ses jugements prohibés,
Tous les murs ne sont pas tombés.
 
 
novembre 2004
 
 
Par Emmanuel RASTOUIL
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Jeudi 24 novembre 2005

 

 
Mieux vaut rester dans le désert
Qu’avec une femme acariâtre
Et goûter son humeur saumâtre
De l’hors-d’œuvre jusqu’au dessert.
 
On s’enfonce dans la misère
Avec nos tourments à combattre,
Mieux vaut rester dans le désert
Qu’avec une femme acariâtre.
 
Pour ne point contracter d’ulcère,
On s’enfermerait dans un cloître
A la solitude douceâtre
Qu’on envie au célibataire.
Mieux vaut rester dans le désert.
 
 
mars 2005
 
 
Par Emmanuel RASTOUIL
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Jeudi 24 novembre 2005
 
 
Venez contempler ma douleur
Vous qui cheminez dans l’errance.
Existe-t-il telle souffrance
Que l’on m’inflige à mon malheur ?
 
Mon corps se tord comme un voleur
Aspirant à la délivrance.
Venez contempler ma douleur
Vous qui cheminez dans l’errance.
 
Doit-on douter de ma valeur ?
Peut-on juger mon apparence ?
Je consacre à ma différence
Mon affliction, ma pâleur,
Venez contempler ma douleur.
 
 
octobre 2004
Par Emmanuel RASTOUIL
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Jeudi 24 novembre 2005
 
Si la beauté peut être vaine
Elle n’est pas moins sans défauts,
Sans répit va prêcher le faux
De-ci, de-là jeter sa chaîne.
 
En Vénus « à la p’tite semaine »,
Elle bat l’esprit de ses sceaux,
Si la beauté peut être vaine
Elle n’est pas moins sans défauts.
 
La déesse est de porcelaine,
Prodigue charme à ses assauts,
Envoie à l’échafaud les sots
Qui en avaient perdu l’haleine,
Si, la beauté peut être vaine.
 
 
octobre 2004
 
Par Emmanuel RASTOUIL
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Jeudi 24 novembre 2005
 
 
Quand ton visage s’illumine
Rayonnant d’un sourire exquis
J’envisage d’un œil conquis
La volupté qui s’achemine.
 
Dedans, l’émotion culmine,
Trésor rêvé, jamais acquis,
Quand ton visage s’illumine
Rayonnant d’un sourire exquis.
 
Mon filon au fond de sa mine
Exige les outils requis
Pour désembrouiller le maquis ;
L’allégation j’examine
Quand ton visage s’illumine.
 
 
 octobre 2004
Par Emmanuel RASTOUIL
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Samedi 25 mars 2006

Le sais-tu ? Dieu vomit les tièdes.
Tu dois être froid ou bouillant.
Exhorte ton cœur défaillant
A voir le bon que tu possèdes.

Si tu devines les remèdes,
Ton esprit vivra, clairvoyant.
Le sais-tu ? Dieu vomit les tièdes.
Tu dois être froid ou bouillant.

En évitant les cordes raides,
La routine à l’œil malveillant,
Tu gardes ton feu flamboyant,
Sûr, il t’écoute quand tu plaides.
Le sais-tu ? Dieu vomit les tièdes.

                                   

 novembre 2004, pour Pascal S.


 

Par Emmanuel RASTOUIL
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