Mercredi 4 janvier 2006
Nos jours passent, tu sais, comme s’éclipse l’ombre,
Elle coule et s’enfuit, pareille à la vapeur
Entourant le mortel dilué dans le nombre
Et ne laisse au final qu’un souffle de stupeur
Mêlé de repentir en ravivant la peur.
Quand bien même un sursaut d’obligeance soudaine
Dans un cœur triomphant retrouve forme humaine
Et fait surgir l’amour et la vie et l’espoir,
On se ment et se perd à suivre cette aubaine
Car nos pas, tôt ou tard, ne mènent qu’au mouroir.
août 2005



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