Nina VIII
Tu t’endors sur un banc. Je sais, tu es brisé…
Moi, je suis la photo qui doucement s’estompe,
Le fer arque bouté juste avant qu’il ne rompe,
Tout cet amour que tu cesses de maîtriser.
Parfois, je veux remplir l’espace agonisé,
Ce qui te manque, tout ce qui te perd, te trompe,
Avant que ton esprit, ta raison se corrompe
Et que ton cœur se blesse et s’endorme épuisé.
Lorsque l’on s’est tout dit, je languis ta parole
Lorsque je t’ai perdu, je languis ton retour
Comme un remord soudain qui se fixe, fugace.
Mais ce vieux souvenir se trouble puis s’envole,
Je referme la porte et j’en perds le contour
C’est un reste d’amour qui doucement s’efface.
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