MON FILS (LA PARESSE)

Mon fils, tu t’es porté garant de ton semblable,
As donné ton accord tacite à l’étranger,
Tels des traîtres sournois, tes mots t’ont piégé,
Comme capturés vifs en source méprisable.
Délivre-toi, mon fils, du fardeau détestable
Tombé au creux des mains de ton frère enragé.
Tourmente-le toujours, requêtes d’affligé,
Ne donne à tes yeux clairs de torpeur ineffable.
Jusqu’à quand paresseux resteras-tu couché ?
Encore un peu croiser les mains dans ta paresse
Et viendra l’indigence au visage caché.
Regarde la fourmi de ton œil indolent,
Considère sa voie et apprend la sagesse,
Elle n’a pas de chef mais œuvre avec talent.
décembre 2005
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