MON FILS (LA SAGESSE)

Publié le par Emmanuel RASTOUIL


Mon fils, écoute-moi ; jamais ne te détourne
De ces mots de ma bouche et tiens loin ton chemin
De la femme étrangère, au poison de sa main
Et son désir cruel qui juge et puis ajourne.

Pour qu’aucun étranger en ta force séjourne
Et ne prenne ton dû, ta nacre et ton jasmin
Acquis dans la douleur, assurant pour demain
Et pour ne plus gémir quand l’avenir se tourne.

Bois l’eau de ton propre puits et de ta citerne.
Exulte avec l’amour, de jeunesse drapé,
Qu’il te grise en tous temps et ton foyer gouverne.

Il te faudra songer : « J’ai haï la sagesse
Et ô combien mon cœur a manqué de respect
Pour la réprimande. Ô j’ai failli de largesse. »



décembre 2005

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Publié dans Sonnet

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