VIVANT

Publié le par Emmanuel RASTOUIL

 

Comme un lambeau de feu, qui, l’écorce crevant,
Retient le moment où le sol se refaçonne,
J’ai ce furieux espoir quand la nuit m’emprisonne,
Que mon cœur se débat, ardent, je suis vivant.

Comme de l’eau, la gerbe, en torrent poursuivant
Les rayons du soleil, un frais matin d’automne,
J’ai ce trop-plein de vie et d’amour qui foisonne,
Et ne veux que servir, loyal, pur et fervent.

Qui dois-je saluer au seuil d’un nouveau jour ?
Celui qui me chérit, me soigne et m’a fait naître,
Me guide au firmament, dans son champ me fait paître.

Et je lui suis soumis, bercé par tant d’amour,
Qu’il me faut constamment penser à le lui rendre
En actes et discours pour son doux nom défendre.

janvier 2006

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Publié dans Sonnet

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