LA REINE EST MORTE

Publié le par Emmanuel RASTOUIL

 

Adieu terre à chagrin, rivage ravagé,
Comme un sanglier pris au fond d’une fissure
Qui meugle avant la mort léchant sa meurtrissure…
« Est-ce le monde ou bien c’est moi qui ai changé ? »

Savoir que je suis de ton sang m’a affligé.
Pourquoi poursuis-tu, cher Charles, l’éclaboussure
Des journaux ? La honte vient après la morsure…
« Est-ce le monde ou bien c’est moi qui ai changé ? »

On peut marcher tous deux vers un endroit tranquille
Et parler de l’amour, des lois, de l’évangile…
La pluie aplatit mes cheveux comme un linceul.

La reine est morte, crois-moi, ma vie est foutue !
L’église qui vole mon argent, çà me tue…
Le temps est vraiment long lorsque l’on est tout seul. 


 février 2006

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Publié dans Sonnet

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E
C'est vrai que l'ironie n'est pas le moteur de ces poèmes, mais plutôt la réflexion basée sur la souffrance du poète en parallèle avec MORRISSEY (le dénonciateur) et Charles (le dénoncé). La fluctuation qui va des conditions de vie d'alors (il y a vingt ans) avec celles que l'on connaît aujourd'hui est permanente. Cela donne, je crois, un souffle nouveau au texte.<br /> Mais çà reste difficile à expliquer pour l'auteur...
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J
Dommage que ces deux adaptions ne reprennent pas l'ironie et le propos acerbe des morceaux écrits par Morrissey.
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