LE FOSSE
Le fossé se morfond de n’être qu’un boyau
Digérant les déchets de milliers de misères
Humaines. Ses détours n’offrent pas de mystères,
Mais l’étalage infect de tripe et de boyau.
C’est, comme à ciel béant, un genre de tuyau,
Attendant le déluge en ondées printanières,
Pour former à coup sûr de petites rivières
Qui nettoieraient ses reins de tout ce matériau.
Mais ce rêve confus semble être une utopie…
Il serait plus sensé d’attendre la charpie
Dans l’usure des jours, du soleil et du vent !
Quant à ce fier voisin qui voyage trop vite,
Jetant son superflu comme en cadeau souvent,
Je ne vois que sa main lorsqu’il ouvre sa vitre.
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