LE FOSSE

Publié le par Emmanuel RASTOUIL

Le fossé se morfond de n’être qu’un boyau

Digérant les déchets de milliers de misères

Humaines. Ses détours n’offrent pas de mystères,

Mais l’étalage infect de tripe et de boyau.

 

C’est, comme à ciel béant, un genre de tuyau,

Attendant le déluge en ondées printanières,

Pour former à coup sûr de petites rivières

Qui nettoieraient ses reins de tout ce matériau.

 

Mais ce rêve confus semble être une utopie…

Il serait plus sensé d’attendre la charpie

Dans l’usure des jours, du soleil et du vent !

 

Quant à ce fier voisin qui voyage trop vite,

Jetant son superflu comme en cadeau souvent,

Je ne vois que sa main lorsqu’il ouvre sa vitre.

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Publié dans Sonnet

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