LES JOLIES FILLES M'INQUIETENT

Publié le par Emmanuel RASTOUIL


Sur le sable étendus tout au bout de la baie
Serrant mon bras tu dis : « Donnons-nous tendrement
A la tentation, car la mort sûrement
Viendra bien assez tôt ». Je reste bouche-bée…

Je ne me donnerai pas à la dérobée
Car je ne suis pas homme à briser un serment.
Et ce chagrin d’enfant ajoute à mon tourment
Je le garderai nu jusqu’à la nuit tombée.

Je peux être sauvage et je peux être libre
Mais c’est contre-nature et même si je vibre
J’ai perdu toute foi dans la féminité.

Elle a trop attendu, veut le faire quand même
Avec l’autre garçon et tant pis s’il ne l’aime,
Sous un soleil brûlant, mon cœur s’est effrité.


mars 2006

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Publié dans Sonnet

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