LE FANTOME AFFLIGE - 28/30

Publié le par Emmanuel RASTOUIL




En revenant toujours le fantôme affligé
Garde un peu moins l’espoir -secret- un jour renaître.
Il fait plier la nuit avant de disparaître
Et s’éloigner enfin du matin dégagé.

Sous l’ombre, vacillant, il chemine encagé,
Assailli malgré lui par sa mémoire traître
Puis ferme les volets d’une maison sans maître
Etirant sa douleur d’un râle prolongé.

Quel ange délicat, vertueux et fidèle
Voudra bien s’avancer, léger à tire-d’aile
Et caresser le fil argent de sa toison ?

Pour lui l’apaisement serait une imposture
Emmitouflé de peurs, gisant dans sa torture,
Il n’envisage rien excepté sa prison.


Peinture Andrea Boscoli (tous droits réservés).
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Publié dans Sonnet

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C
<br /> Saisissant portrait d'un malheur posthume... J'applaudis.<br /> <br /> <br />  <br />
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