HAINE PUIS AMOUR

Publié le par Théagène

 

Tes instants sont comptés, le jour a disparu
Emportant avec lui les bonheurs et les rêves.
Il ne reste plus rien. Lentement tu achèves
Les quelques souvenirs qui avaient accouru.

Tu peux même essayer de dévorer à cru
Ou de brûler mon cœur, la douleur sera brève,
Mon cœur est déjà mort… Mais comme un bon élève
J’ai compris ton errance et je t’ai secouru.

Et tu me haïras jusqu’à ton dernier souffle
Comme tu hais le monde et comme tu te hais
Jusqu’à ce que le monde exténué s’essouffle.

Moi je crois en l’amour et j’y veux croire encore
Et je te jure aussi que mon âme éprise est
Unie à ton destin, et ce destin m’honore.

septembre 2006

Peinture alejandro Botticceli

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Publié dans Sonnet

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