APRES L'ESCALE II

Publié le par Emmanuel RASTOUIL

 

 

Mais je ne suis qu’une ombre et toi, badaud floué,
Tu peins et tu repeins mon reflet qui s’imprime
Au creux de ce poème à quoi ton cœur s’arrime.
Mais mon corps sans relief t’aura fait déjouer.

Tremblant, ton poing serré s’échine à secouer
Des chimères de vent, de poussière anonyme
Dont tu fais des pâtés que l’océan décime
Comme vaisseaux amers ou navire échoué.

Tu dis : « Tes vers confus sont loin d’être faits d’or
Mais d’air si fermentés qu’ils languissent fétides. »
Ils sont pourtant mon cœur que je crois bon. A tort ?

Désancre donc ton art ! Va-t-en sans compromis !
Pour partager ainsi mes poèmes candides,
Mon port ne veut prier que des vaisseaux amis.


A Del'île, ton poème était quand même beau, presqu'un cadeau!

Novembre 2006. Peinture Bruno Cantais.

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Publié dans Sonnet

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