UNE LUEUR QUI NE S'ETEINT JAMAIS

Emmène-moi dehors ce soir, vers la musique
Et vers les jeunes gens. Dans ta caisse roulons,
Je ne veux jamais plus rentrer à reculons
Car je n’ai de chez moi qu’une angoisse panique.
Ce n’est pas mon foyer, c’est leur trou pathétique.
Et j’ai pensé : « Mon Dieu, ma chance arrive, allons,
Nous pourrons décider de ce que nous voulons,
Conduis-moi n’importe où, ce sera magnifique ! »
Et quand bien même un bus vient s’écraser sur nous
Ou un gros camion nous brise les genoux,
Mourir à tes côtés serait un privilège…
Oh, l’avantage et le plaisir sont tout à moi
Car certaines lueurs ne meurent pas en toi
Même en ton cœur perdu, tes yeux remplis de neige.
mars 2006
Publicité