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POURQUOI J'ECRIS DES VERS...
Pourquoi j’écris des vers aussi mélancoliques ? C’est que le monde ici me semble bien obscur, Que les actes de l’homme ou le cœur de son rêve Ne m’apparaît voué qu’à l’échec le plus sûr, Tant ses desseins naïfs virent machiavéliques… Si je suis négatif,...
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REVE DE FEU - 19/30
C’est une vision qui vient à mon esprit, Quand l’onde du sommeil, l’apaise et le promène. Une jeune vénus – sans doute est-elle humaine ?- Se dresse devant moi, me regarde et sourit. Une simple dentelle orne son ventre écrit D’une courbe parfaite. Et...
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APRES L'ESCALE II
Mais je ne suis qu’une ombre et toi, badaud floué, Tu peins et tu repeins mon reflet qui s’imprime Au creux de ce poème à quoi ton cœur s’arrime. Mais mon corps sans relief t’aura fait déjouer. Tremblant, ton poing serré s’échine à secouer Des chimères...
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LE COUTEAU
Dis-moi pourquoi, mon fils, tu as pris le couteau Dans un accès de fièvre et d'orgueil en démence ? Pourquoi ton cœur s'est-il broyé dans un étau Sans que ton œil ne voit plus la moindre clémence ? C'est ton frère apeuré que tu pointes devant ! C'est...
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WILLIAM, CA N'ETAIT VRAIMENT RIEN
La pluie étale au sol de la ville uniforme - Cette triste ville te transforme en vaurien William, William, çà n’était vraiment rien – Un voile humide et gris qui couvre un sol informe. Car tout le monde doit vivre une vie hors-norme - Mais cette ville...
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NOVEMBRE
J’aimais déjà si peu novembre, Le silence de ses ciels gris, Le gel qui fige chaque membre Et les platanes rabougris. Que voici reparaît décembre Dans le filet des jours maigris (J’aimais déjà si peu novembre, Le silence de ses ciels gris). Et c’est mon...
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Le froid
Photo Pagnolle Tous droits réservés. Il vient souvent du nord, chargé des craintes et des désespoirs que l’homme prête à des dieux par ignorance. Il se glisse sans bruit comme un bâillon sur la bouche endormie, pour réduire au silence l’humanité se trouvant...
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OH, LES APRES-MIDI...
Oh, les après-midi, calfeutrés dans ta chambre, Ils comptaient plus pour moi que tout autre moment Nous étions bien naïfs et je ne sais comment Nos jeux sont devenus si stupides. J’en tremble… Tu sais bien d’où tu viens et tu pars en septembre Tu connais...
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LA CANNE DE PROVENCE
"La canne de Provence » est le nom qu'on me donne !" J'ondule, nonchalante, au milieu de mes soeurs Les pieds nus dans la ronce ignorant mes douleurs Voilà longtemps déjà que l'homme m'abandonne… Or l'on me convoitait, jadis, comme personne ! Pour un...
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ON VEUT RESTER SUR LA TERRE
On dit que tous les bons vont au ciel, On dit que les méchants vont à l'enfer éternel, C'est sans doute un peu superficiel, Nous on préfère s'en remettre au drame originel. On veut rester sur la Terre, Les yeux grand-ouverts, Repousser chaque jour le...
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NOS JOURS PASSENT...
Nos jours passent, tu sais, comme s’éclipse l’ombre, Elle coule et s’enfuit, pareille à la vapeur Entourant le mortel dilué dans le nombre Et ne laisse au final qu’un souffle de stupeur Mêlé de repentir en ravivant la peur. Quand bien même un sursaut...
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HAINE PUIS AMOUR
Tes instants sont comptés, le jour a disparu Emportant avec lui les bonheurs et les rêves. Il ne reste plus rien. Lentement tu achèves Les quelques souvenirs qui avaient accouru. Tu peux même essayer de dévorer à cru Ou de brûler mon cœur, la douleur...
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Pour accomplir une vengeance aux yeux de Dieu Et punir en un jour pas moins de mille offenses En se cachant, Amour prit son arc et ses lances Comme qui veut léser attend l’heure et le lieu. Pour retraite assurer, là, comme en plein milieu Ma vertu dans...
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FILS DE L'HOMME
Fils de l’homme étouffé, comment donc la justice Remboursera le souffle et l’œil observateur Dont ton petit corps frêle a perdu la notice ? Aucun homme en effet car seul le Créateur Est en mesure de redonner l’existence A l’intime en mémoire. Immense...
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TESTAMENT INTIME
L’intime testament, dans la beauté de l’art, C’est un jardin caché derrière une clôture Que le maître cultive en soignant la peinture Pour nourrir ses enfants (indéfectible espoir). L’intime testament, c’est un discours bavard Couché sur du papier. Humble...
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MON FILS (LA PARESSE)
Mon fils, tu t’es porté garant de ton semblable, As donné ton accord tacite à l’étranger, Tels des traîtres sournois, tes mots t’ont piégé, Comme capturés vifs en source méprisable. Délivre-toi, mon fils, du fardeau détestable Tombé au creux des mains...
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LE DEVOIR - 21/30
Quand le devoir s’oppose à toute liberté, Dans la verte froideur de son discours critique, C’est qu’il s’attache à mettre un cœur mélancolique Sur le rail vertueux d’une autre vérité. Pourvu que l’avenir puisse un jour attester Du bien fondé de lois,...
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MYRTILLE
Myrtille a les yeux ronds Comme un petit fruit mûr Dont elle porte le nom Avec désinvolture… Son sourire fripon Lui donne de l’allure Et sa robe crépon Semble un beau ciel d’azur. Quand jouent les violons Pleins de grâce et stature « Sur le pont d’Avignon...
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LA FEMME ACARIATRE
Mieux vaut rester dans le désert Qu’avec une femme acariâtre Et goûter son humeur saumâtre De l’hors-d’œuvre jusqu’au dessert. On s’enfonce dans la misère Avec nos tourments à combattre, Mieux vaut rester dans le désert Qu’avec une femme acariâtre. Pour...
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MES JOURS ET MES NUITS
Mes jours tournent en rond sans jamais s’arrêter, Ruminant constamment la même odeur transie Du quotidien banal, sans autre fantaisie Que de voir sur l’écran virer l’humanité. Ils semblent rebondir dans leur morosité Car, que peut-on garder du pauvre...
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L'ORGIE - 26/30
Eloigné de mon Dieu, j’éprouverai le monde, Baillant aux indiscrets, séduisant les pervers, Dans un lieu de débauche où s’exhibe à travers Sexe, alcool et fureur, les jeux de l’homme immonde. Départi de ma foi, j’écrirai d’autres vers Rassasiés d’hédonisme,...
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LA REINE EST MORTE
Adieu terre à chagrin, rivage ravagé, Comme un sanglier pris au fond d’une fissure Qui meugle avant la mort léchant sa meurtrissure… « Est-ce le monde ou bien c’est moi qui ai changé ? » Savoir que je suis de ton sang m’a affligé. Pourquoi poursuis-tu,...
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L'ESPRIT DU MAL - 25/30
Le diable en oiseleur tend aux hommes des pièges Et capture vivants des oisillons craintifs. Sans autre bienveillance, il amène captifs, Les faibles corrompus par ses odieux manèges. Il presse les humains à tous les sacrilèges, Les livrant au pêché dans...
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LE PARADIS RETROUVE - 30/30
Sur l’herbe molle, assis, l’enfant contre sa mère, Envahi de douceur ferme enfin ses grands yeux. Un ange à ses côtés veille au rêve précieux De ces deux innocents conduits par la chimère. Le temps est un allié. Lentement, j’énumère Un lot de souvenirs…...
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Nina VII
Nina, je te tenais comme Amour et nos mains Rayonnaient. Nos projets ignoraient tout le reste. Je nous revoie encore appliquer chaque geste A distraire nos yeux de futurs lendemains. Qu’en est-il aujourd’hui ? Fait-il courir ses mains Sur ta nuque endormie...